Non classé·Tranche de vie

Devenir mère

Il y a 11 ans je devenais mère pour la première fois (le 2 juillet pour être plus précise). J’étais jeune et terrorisée, je me sentais seule, même entourée. Être responsable de moi-même était déjà presque insurmontable, et la vie me semblait si difficile, et injuste. Alors chaque nouveau jour était une guerre pour moi. Une guerre contre moi même. L’insouciance était un terme banni de mon vocabulaire, je prenais tout a cœur. Ce monde instable, insécurisant, était trop agressif.

Ma grossesse est arrivée un peu vite, un peu sans réfléchir et c’est peut-être mieux ainsi sinon je crois que je n’aurais jamais été prête 😅.

Être mère n’a pas été une évidence pour moi. Ça n’a pas été facile et instinctif. Ça a été douloureux, ça a chamboulé toute ma vie, mes croyances, mes repères, mes routines. Je ne me suis jamais sentie aussi seule, et insignifiante pour le reste du monde. Et en même temps, je ne me suis jamais sentie aussi indispensable. C’était éprouvant, étouffant et merveilleux à la fois. Je ne me suis jamais autant éloignée d’une certaine perfection que je tentais d’atteindre depuis toujours. Je ne me suis jamais sentie aussi impuissante et essentielle. Aussi déchirée et comblée… La maternité a été faite d’un milliard de contradictions, pour moi.

Jusqu’à ce que je lâche prise, que j’accepte de perdre le contrôle et d’avancer petit à petit. Un jour après l’autre. Et de prendre le positif.

Alors seulement j’ai arrêté de vouloir être la mère parfaite que ma merveilleuse fille méritait, pour n’être que celle que je pouvais lui offrir. Celle qu’elle a choisi.

J’ai appris à la connaître. J’ai appris à me connaître. En faisant connaissance avec elle, je me suis trouvée. Elle m’apprend à être là meilleure version de moi même, à être mère, à être moi. Faillible, fatiguée, impuissante, imparfaite. Je fais des erreurs, et c’est pas grave. Parce qu’au final, c’est ça être mère, non? Ce n’est pas le tableau parfait qu’on nous vend à tire-larigot.

Devenir mère, pour moi, c’était l’Apocalypse.

Et mon plus grand bonheur.

Elles sont ma priorité. Ma plus grande fierté. Ma manière de sauver le monde. De transmettre mes valeurs. De me découvrir.

Et le plus important, elles ne m’appartiennent pas. J’ai compris que je suis là pour les accompagner jusqu’à ce qu’elles se trouvent, jusqu’à ce qu’elles prennent leur envol.

Alors voilà, il y a 11 ans je devenais mère, j’ouvrais les yeux sur un monde nouveau. Une infinité de possibilités.

Cette année, j’ai eu envie de combiner sa passion pour l’espace avec la pâtisserie, une Galaxie entière dans un glaçage miroir.

Mais ce qu’elles ne savent pas, mes merveilleuses filles, c’est qu’elles sont le centre de tout mon univers. ❤️

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